INTERVIEW : Johan NIGON #333

Je connaissais déjà le grand frère pour l’avoir vu évoluer en championnat du monde d’endurance mais ce n’est pas de lui que nous allons parler aujourd’hui mais de son petit frère Johan. Nous sommes allés le voir ce vendredi lors de la 7ème manche de Promosport à Alès.

Actuellement en lutte pour le titre 2018 des coupes de France Promosport, il mène de 5 points devant Florent TOURNE à deux manches de la fin. Ici, à Alès, il s’est prêté au jeu de l’interview.


Alors, Johan, dis-nous en un peu plus sur toi.

 

      

J'ai commencé à l'âge de six ans en motocross à l'école des amis (63). Dès 10 ans je suis passé en "mini bike academy" sur des NSR50. C'étaient mes premières roues sur une piste et depuis j'y suis resté. J'ai participé pendant deux ans au championnat de France 50cc endurance dont je suis devenu champion en 2008 avec le Team Viltaïs. Quelques courses en Junior Cup, le championnat Pirelli en 2010 et 2011.

Après une remise en question en 2013, j'ai recontacté le Team Viltaïs pour participer en tant que quatrième pilote au championnat du monde d'endurance. Ma première course eu lieu lors du dernier Bol d'Or à Magny Cours. Alors que j'étais quatrième pilote, un de mes coéquipiers s'est blessé et j'ai pris sa place. Nous avons fini 8ème au scratch et 2ème en Stock. Tout huste 19 ans et mon premier podium en endurance.

Blessé en 2015, je n'ai pas pu faire grand chose. En 2016, j'ai participé encore une fois en tant que quatrième pilote chez Viltaïs au championnat d'endurance, mais du fait de mon statut de "remplaçant", j'ai pu remplacer un pilote du Team Moto Ain au Bol d'Or. Résultat formidable vu que nous remportons la première place en Stock et finissons 6ème au général. Ce qui me fait monter pour la seconde fois sur un podium d'endurance.

Depuis 2017, je participe aux coupes de France Promosport avec la structure Riding Sensation.

 

Ici à Alès, tu arrives comme étant l’homme à abattre vu que tu es actuellement leader provisoire du championnat, comment gères tu ca ?

Je gère ca sur mon expérience. J’ai rarement eu l’occasion de jouer devant à chaque course, et aujourd’hui, j’ai la chance d’avoir beaucoup de gens expérimentés autour de moi, notamment mon papa, Laurry FREMY (et sa structure Riding Sensation) qui me permettent d’arriver plus serein, plus déterminer et évidemment plus concentré.

 

Honnêtement tu la sens comment cette course ? J’ai cru voir en plus, que ce weekend, ce ne serait pas en mode demies finales et finale, mais qu’il y aurait deux courses donc quasiment deux fois plus de points à gagner.

Je la sens bien, je suis venu en début de semaine pour m’entraîner sans mes adversaires. On a pu travailler surtout sur mon rythme de course avec pneus usés. Un gros avantage pour moi qui ai pu me concentrer et me focaliser sur le travail à fournir pendant ces tests ?
Pour moi c’est bien mieux qu’il y ait deux finales. Certes, il va falloir mettre un gros coup de collier ce weekend car il y a de gros points à gagner, mais ca me permettrait d’arriver détendu pour la course finale à Nogaro.

 

Il m’a semblé entendre que tu cherchais un guidon pour faire de l’endurance. C’est ton but à terme ? Et tu prévois quoi pour l’année prochaine ?

Je suis plus un pilote d’endurance que de vitesse et forcément c’est mon but. Même si à l’heure actuelle, je n’ai pas encore trouvé de guidon, je me focalise déjà sur ma fin de saison en Promosport pour être titré. Le reste, on verra en fonction.

 

Merci pour ces quelques moments de partage et d’avoir répondu à mes questions. Tu as un mot à dire pour la fin ??

Déjà, merci à toi pour l’interview. Merci à Riding Sensation et Laurry FREMY pour cette superbe saison, merci à tous mes partenaires et ceux qui me soutiennent, merci à ma petite femme (Boby) qui me suit depuis deux ans et qui me donne la force pour gagner. Elle m’aide énormément là-dessus.